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2e version du SDG Acceleration toolkit

Aujourd’hui a lieu le lancement de la 2e version du « SDG Acceleration toolkit », la liste des outils proposés par les Nations Unies à tous ceux dans le monde qui désirent faire progresser le développement durable https://sdgintegration.undp.org/sdg-acceleration-toolkit.

Deux outils mis au point par la Chaire en éco-conseil y sont mentionnés et sont disponibles gratuitement pour tous soit 1) la grille d’analyse de développement durable

http://ecoconseil.uqac.ca/wp-content/uploads/2017/11/9637002_004_EN_Guide_utilisation_GADD_2016_SM.pdf

et 2) les fiches de gouvernance

http://ecoconseil.uqac.ca/fiche-modele-et-guide-pour-realiser-les-fiches-de-gouvernance/

Pour toute demande d’information, n’hésitez pas à nous contacter à :

EcoConseil@uqac.ca

 

 

« La Terre, la vie et nous »

Vidéo de lancement « La Terre, la vie et nous »

UN COLLECTIF D’EXPERTS À LA RESCOUSSE DE LA VIE !

LE LIVRE

Au cours de son évolution, notre planète a connu cinq grandes extinctions, toutes liées à des cataclysmes naturels qui ont métamorphosé la vie sur Terre. Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent à dire que la sixième extinction de masse des espèces animales et végétales est amorcée et que, cette fois, elle résulte de l’activité humaine. Or la biodiversité, essentielle au maintien des écosystèmes, est vitale pour l’homme et il n’est pas trop tard pour la sauver.

En déterminant les causes directes et indirectes de cette menace, on se donne les moyens de préserver et de restaurer un certain équilibre. Mais cela implique de revoir en profondeur notre gestion des ressources, nos modes de gouvernance et nos modèles économiques, pour favoriser l’émergence de rapports sociaux plus équitables.

Cet ouvrage propose donc d’explorer l’enjeu de la biodiversité par le biais de diverses disciplines, notamment la biologie, l’économie, le droit et la philosophie. Reposant sur les études d’éminents spécialistes, il réunit plusieurs façons de penser le monde afin de reconnaître l’interdépendance qui nous lie aux autres espèces et notre responsabilité dans la transformation de leurs conditions de vie. Cette réflexion pluridisciplinaire est essentielle pour prendre conscience de l’impact des changements climatiques, aborder les transitions qui nous attendent et envisager les possibilités du développement durable.

Voici qu’un million d’espèces animales et végétales sont menacées de disparition en rai­son de l’activité humaine. N’est-il pas temps, plus que jamais, de faire preuve de sagesse et d’humanité ?

La Chaire en éco-conseil et le projet Énergie Saguenay

Saguenay, le 21 septembre 2020

La Chaire en éco-conseil est une unité de recherche de l’UQAC créée en 2003. La Chaire est un organisme universitaire dont l’un des principaux modes d’intervention est l’assistance professionnelle auprès d’organismes, d’institutions ou d’entreprises souhaitant élaborer des projets dans le cadre d’un développement durable. La Chaire s’engage uniquement dans des projets dont l’aspect innovateur comporte des éléments susceptibles de générer de nouvelles connaissances ou de nouvelles pratiques qui pourront être enseignées aux éco-conseillers, professionnels du développement durable, et partagées avec la communauté scientifique. Les interventions de la Chaire suivent la démarche scientifique en s’appuyant sur la publication de la méthodologie, des analyses statistiques, des résultats et des données dans des revues scientifiques arbitrées par les pairs.

C’est à ce titre que la Chaire a accepté en décembre 2018 un mandat de recherche de GNL Québec pour répondre à une question : « Quels sont les moyens crédibles pour un grand émetteur final canadien de s’affirmer carboneutre au Québec ? ». Au terme de cette recherche, le rapport et ses annexes ont été rendus publics en septembre 2019 sur le site Internet de la Chaire. Il peut être consulté à http://ecoconseil.uqac.ca/gnl-quebec/. Le 31 juillet 2020, un article scientifique intitulé : « Achieving Carbon Neutrality for a Future Large Greenhouse Gas Emitter in Quebec, Canada : A Case Study » a été publié dans la revue internationale Atmosphere (ISSN 2073-4433), disponible en libre accès (https://www.mdpi.com/2073-4433/11/8/810).

Le rôle de la Chaire en éco-conseil n’est pas de prendre position dans un débat public, mais d’éclairer toutes les parties en offrant des informations scientifiques et des analyses transparentes fondées sur des données probantes. C’est pourquoi la Chaire en éco-conseil ne présentera pas de mémoire dans le cadre des audiences publiques sur le projet Énergie Saguenay, qui se tiennent à compter du 21 septembre 2020 à Chicoutimi sous l’égide de la Commission nommée à cet effet par le président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement du Québec (BAPE). En revanche, les membres de la Chaire ont toute liberté de s’exprimer dans ce débat à titre individuel.

Nous encourageons toutes les parties qui souhaiteront présenter des mémoires lors de la commission à lire nos rapports et publications pour y trouver des éléments pour étayer leur argumentaire en citant, bien entendu, leur source. Nous aurons ainsi accompli notre mission d’information, de formation et de diffusion du savoir au plus grand nombre.

Claude Villeneuve

Professeur titulaire

Directeur de la Chaire en éco-conseil

Changements climatiques : que faire de ce nouveau rapport alarmant?

Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, selon un nouveau rapport d’Environnement et Changements climatique Canada. C’est la position du pays au nord du continent américain qui aggrave un problème causé par l’humain : les températures moyennes grimpent plus vite dans les régions nordiques, ainsi que sur les continents. Le biologiste Claude Villeneuve explique à Catherine Perrin qu’on peut déjà sentir ces effets au pays, dans les précipitations et les sécheresses abondantes des dernières années.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/medium-large/segments/entrevue/112322/changements-climatiques-nouveau-rapport-alarmant-villeneuve

Avis aux médias – Sommet municipal – Résilience Climat le 21 mars à Gatineau

 

MONTRÉAL, le 14 mars 2019 /CNW Telbec/ – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) tiendra le 21 mars prochain, à Gatineau, le Sommet municipal – Résilience Climat.

Organisé en collaboration avec Ouranos, ce rendez-vous phare permettra de faire le point sur le rôle, les responsabilités et les défis des gouvernements de proximité en matière d’adaptation et de préparation face aux impacts des changements climatiques, en se basant sur les meilleures pratiques établies et les leçons apprises par les municipalités ayant déjà eu à y faire face. L’événement sera également l’occasion de discuter des outils que les gouvernements fédéral et québécois devraient mettre à la disposition des décideurs municipaux pour agir plus efficacement en la matière.

Le sommet sera animé par madame Esther Bégin, journaliste et chef d’antenne de CPAC, et réunira plus de 250 élues, élus et gestionnaires municipaux, experts et partenaires de partout au Québec. Parmi les intervenants qui prendront la parole, mentionnons, entre autres :

  • M. Alexandre Cusson, président de l’UMQ;
  • Mme Suzanne Roy, présidente ex-officio et présidente du Comité sur les changements climatiques de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie;
  • M. Maxime Pedneaud-Jobin, président du Caucus des grandes villes de l’UMQ et maire de Gatineau;
  • M. Alain Bourque, directeur général d’Ouranos;
  • M. Mario Cyr, directeur photo et explorateur des fonds marins;
  • Mme Marie-Hélène Lajoie, directrice générale de la Ville de Gatineau;
  • Mme Catherine Potvin, professeure au Département de biologie de l’Université McGill et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les changements climatiques et les forêts tropicales;
  • M. François Reeves, cardiologue et professeur agrégé de médecine à l’Université de Montréal;
  • M. Claude Villeneuve, biologiste et professeur titulaire au département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Des élues, élus et gestionnaires de huit municipalités et MRC (Granby, Montréal, Percé, Saint-Raymond, Trois-Rivières, Victoriaville, MRC d’Argenteuil, MRC de Papineau) présenteront par ailleurs des exemples d’initiatives locales en adaptation aux changements climatiques pouvant être implantés dans d’autres communautés.

Les représentants des médias sont invités à confirmer leur présence auprès de monsieur Patrick Lemieux, conseiller aux communications et aux relations médias, au (438) 827-4560 ou à plemieux@umq.qc.ca.

Quoi :
Sommet municipal – Résilience Climat de l’UMQ
Date :
Le jeudi 21 mars 2019
Heure :
9h – 14 h 30
Lieu :
Hôtel DoubleTree By Hilton Gatineau-Ottawa, 1170 Chemin Aylmer Gatineau

 

 

APPEL DE CANDIDATURE POUR POST-DOCTORAT – CARBONE BORÉAL / UQAC, QUÉBEC, CANADA ; CALL FOR CANDIDATES FOR A POST-DOCTORAL FELLOWSHIP – UQAC / CARBONE BORÉAL, QUÉBEC, CANADA

PROJETS DE RECHERCHE: Étude sur le potentiel de séquestration du carbone dû au scarifiage et à l’ensemencement naturel des plantations de Carbone boréal et Calcul de la séquestration des plantations Carbone boréal en milieu agricole.

Appel de candidature pour post-doc CB-UQAC 2019

Les apprentis sorciers

Pour sa part, l’Organisation météorologique mondiale, dans son dernier rapport sur la concentration des GES dans l’atmosphère, a montré que ces émissions continuent d’augmenter et leur niveau est tel qu’il faudrait réduire les émissions de 40 % en 2030 et de 100 % en 2050 pour espérer atteindre l’objectif. Or, les observateurs sont unanimes : les engagements des pays signataires de l’Accord de Paris, qui doit entrer en vigueur en 2020, n’ont pas pris d’engagements suffisants pour s’approcher de cette performance. Mathématiquement, les chances de stabiliser l’augmentation de la température moyenne terrestre à moins de 3 à 4 degrés Celsius à l’échéance 2100 sont très faibles. Devant ce constat, et les impacts catastrophiques d’un tel réchauffement sur l’humanité et sur la nature, certains prônent de recourir à la géo-ingénierie. La géo-ingénierie est un terme qui signifie des interventions humaines artificielles permettant de transformer des composantes planétaires à l’échelle globale. En gros, on parle de modifier la couleur de certaines surfaces pour refléter le rayonnement solaire, de fertiliser les océans pour stimuler la captation du dioxyde de carbone, de mettre en place des dispositifs permettant de capter et de stocker le carbone dans la lithosphère ou d’injecter des substances chimiques dans la stratosphère pour diminuer le rayonnement solaire incident en le reflétant vers l’espace. Une équipe de l’Université Harvard au Massachusetts veut réaliser en 2019 la première expérience de géo-ingénierie à très petite échelle pour tester l’efficacité d’injecter dans la stratosphère du carbonate de calcium afin de créer un écran solaire.

L’injection de substances réfléchissantes dans la stratosphère à 20 kilomètres d’altitude a un effet refroidissant bien connu. Par exemple, l’explosion du volcan Pinatubo en 1991 a projeté l’équivalent de 20 millions de tonnes d’aérosols sulfatés dans la stratosphère, ce qui a produit un refroidissement du climat planétaire de l’ordre de 0,5 degrés C pour la période de 18 mois qui a suivi. L’expérience de Harvard sera infinitésimale par rapport à cet événement naturel, mais les calculs de faisabilité ont démontré qu’il serait possible, si ça marche, d’obtenir des résultats comparables en utilisant des avions spécialement conçus pour voler à cette altitude et y disperser des dizaines de milliers de chargements par année de carbonate de calcium. Ce projet d’une durée de 15 ans devrait par la suite être maintenu. On préfère le carbonate de calcium aux aérosols sulfatés car ces derniers provoquent la destruction de la couche d’ozone qui nous protège du rayonnement ultraviolet.

Mais cela représente-il une solution viable susceptible d’éviter les efforts de réduction des émissions de GES ou est-ce au contraire un cataplasme sur une jambe de bois ? Jugez-en par vous-mêmes. D’abord, la réduction de la lumière incidente du soleil aura des effets sur la performance des végétaux et des impacts sur le cycle de l’eau qui sont difficiles à quantifier. Surtout, si on continue d’émettre du dioxyde de carbone, les océans vont continuer de l’absorber et leur surface deviendra de plus en plus acide, mettant en cause la survie de plusieurs espèces marines. Cela ne règlera pas non plus notre dépendance aux carburants fossiles et les problèmes de santé liés à la pollution de l’air.

L’idée plaît à certains de corriger une situation causée par les humains en investissant massivement dans les mesures de géo ingénierie. Mais il faut y penser à deux fois avant de faire confiance aux apprentis sorciers plutôt que de s’attaquer à la source du problème.

Claude Villeneuve